
Bienvenue dans l'univers
Maison Germaine
Après des études en art visuel et médiatique, j'ai voulu créer une marque qui réunirait toutes mes passions : l'artisanat, les objets anciens, les vêtements qui ont déjà vécu.
L'idée de Maison Germaine est née un après-midi, dans une ressourcerie. J'y ai vu une cravate magnifique. Je ne l'ai pas achetée, je savais que je ne la porterais jamais. Mais elle est revenue dans mes pensées, encore et encore, pendant des mois. Et c'est de cette cravate que je n'ai pas pu oublier qu'est née l'envie de transformer.
Aujourd'hui, je crée des chouchous à partir de cravates vintage, confectionnés à la main, en petites séries, dans mon atelier. Chaque pièce est unique. Chacune incarne la même conviction : réutiliser plutôt que produire. Donner une seconde vie à ce qui existe déjà, plutôt que d'ajouter du neuf à un monde déjà saturé.
Chaque création raconte ce lien entre hier, aujourd'hui et demain.
Derrière cette Maison
Derrière cette Maison, il y a celle de Germaine, ma mamie. Elle a été mon foyer bien avant que je donne son nom à ce projet.
Quand j'étais petite, je passais des heures avec elle devant la vitrine d'une bijouterie qui nous faisait rêver. Aujourd'hui, elle n'est plus là. Mais son prénom est devenu ma signature.
Notre logo l'enserre dans un camée, en hommage à la bague qu'elle portait toujours. Au centre, une maison alsacienne, ses origines et nos souvenirs. Autour, le ruban, la bobine, le fil, l'aiguille et les ciseaux : mon univers, la couture.
Chaque chouchou que je couds est une petite façon de la garder près de moi. De faire durer ce qui compte, dans les gestes, dans les objets, dans les prénoms qu'on porte.
Maison Germaine, c'est un pont entre hier, aujourd'hui et demain.

Consommer autrement
J'ai voulu créer un chouchou qui reflète ma manière de consommer : plus consciente, plus réfléchie, plus engagée. Valoriser l'existant. Redonner vie à une cravate oubliée dans un tiroir. La transformer en un objet du quotidien, pensé pour toutes les femmes et tous les hommes aux cheveux longs.
C'est un petit geste, un parmi d'autres, pour une mode qui respecte ses matières autant que celles qui les portent. Chaque cravate réutilisée, c'est une pièce qui n'aura pas besoin d'être fabriquée. Chaque chouchou, un pas discret vers une consommation plus juste.
Maison Germaine, c'est ça : une histoire où chaque pièce, chaque souvenir, chaque geste est réinventé, pour que rien de beau ne se perde.


Une histoire de cravate
Avant d'être un chouchou, chaque cravate a déjà vécu.
Elle a serré le cou d'un grand-père le jour de ses 70 ans. Elle a été nouée nerveusement avant un premier entretien. Elle a assisté à un mariage, à un baptême, à un enterrement. Elle a été offerte à Noël, puis rangée et oubliée.
Le port de la cravate s'effondre depuis quinze ans. Les bureaux se sont décontractés, le télétravail a fait le reste. Même Hermès parle d'un « déclin structurel de la cravate ». Alors que des millions dorment dans des placards, héritées, offertes, oubliées. Des tissus magnifiques en soie ou en laine, aux motifs d'une autre époque, qui ne servent plus à rien.
Un tissu a encore tout à dire. Juste pas de la même façon.